Ma vie de peluche, Saison profs

Galerie photos complète : https://christophe.lefeuvre.photos/galeries/portraits-de-peluches/

Le docteur

(photo à faire)

4′ Satie : Chez le Docteur

https://www.youtube.com/watch?v=HRFSEsyN1OM
 https://vmirror.imslp.org/files/imglnks/usimg/8/8f/

IMSLP92046-PMLP189385-Satie_-_Chez_le_Docteur_(voice_and_piano).pdf

(on peut le transposer facilement si besoin)

Le pâtissier

Satie : Valse du chocolat aux amandes + texte de Satie sur la musique
 https://www.youtube.com/watch?v=4z_fPfAxaDE&list=RD4z_fPfAxaDE&start_radio=1

https://s9.imslp.org/files/imglnks/usimg/4/42/IMSLP155270-WIMA.2273-satie-mpe03.pdf

L’institutrice (aussi pour la version élèves)

L’incroyable vie de Mademoiselle Benoît, institutrice passionnée

Chaque matin, bien avant la sonnerie de l’école, Mademoiselle Benoît est déjà prête. Sa robe à carreaux bleus impeccablement repassée, son nœud joliment noué dans les cheveux, elle traverse la cour avec son carnet sous le bras et un grand sourire aux lèvres.

Dans sa petite classe, elle enseigne un peu de tout : la lecture, l’histoire, les sciences… Mais ce qu’elle préfère, ce sont les mathématiques. « Les chiffres, c’est comme un puzzle qui ne demande qu’à être résolu », dit-elle souvent. Ses élèves adorent sa façon de rendre les leçons vivantes : les tables de multiplication deviennent des chansons, les divisions des énigmes de pirates, et les formes géométriques se transforment en personnages d’un grand voyage imaginaire.

Un jour, pour expliquer les fractions, Mademoiselle Benoît a apporté un délicieux gâteau au chocolat. Huit parts parfaitement égales ont suffi pour que toute la classe devienne incollable… et bien rassasiée !


 Mozart : Canon ABC+ texte 1′

https://musescore.com/user/19862/scores/34583

Anatole (aussi pour la version élèves)

Ah vous dirai-je maman (Anatole)
 chant + variation JCF Bach

La danseuse (aussi pour la version élèves)


 + histoire à écrire
 Musique : Danse de la Fée dragée

Le paléontologue

Jean-Ferdinand Tournepot, paléontologue émérite et conservateur honoraire du Muséum d’Histoire Naturelle de Langoumel, est toujours coiffé d’un chapeau de toile usé par les années de fouilles. Passionné par les dinosaures depuis l’enfance, une passion née d’un fossile trouvé dans le jardin de sa grand-mère, il consacre sa vie à exhumer les mystères du passé.

Armé de sa truelle, de son pinceau et d’un carnet à la couverture de cuir, il met au jour des vertèbres de sauropodes comme d’autres récoltent des souvenirs.

Pourtant, Jean-Ferdinand n’est pas homme à se perdre dans l’agitation : lorsqu’il ne fouille pas, il retrouve avec bonheur la tranquillité de sa charmante demeure nichée au cœur du village.

Là, il aime recevoir ses amis autour d’un thé servi dans une porcelaine ancienne. Mais surtout, il leur prépare avec fierté ses œufs au lait, une recette transmise par sa tante Berthe, qu’il perfectionne inlassablement depuis des décennies. Ce dessert crémeux et délicatement parfumé à la vanille, est devenu légendaire.

Le soir venu, à la lueur vacillante d’une vieille lampe à pétrole, il s’installe devant son clavecin. Il pose délicatement ses doigts sur les touches usées, et fait naître de l’instrument des notes fines et fragiles. Des airs anciens flottent dans l’air, emplissant la pièce d’une mélancolie douce et nostalgique. Autour de lui, les ombres dansent lentement sur les murs, projetées par la flamme qui vacille au gré d’un léger souffle.


Pour Jean-Ferdinand Tournepot, le passé ne vit pas seulement dans les fossiles : il résonne aussi à travers la musique, les saveurs et les gestes transmis d’un siècle à l’autre.

Paléontologue + texte 1’30
 Prélude non mesuré Louis Couperin (début sur la fin du texte)

L’importateur de café

(photo à faire)

Bernier Cantate café : 1er récit + dernier air O toi liqueur que j’aime

L’encadreur

Ernest est encadreur. Dans sa petite boutique, posée au bord d’un chemin que plus personne ne prend, il vit entouré de cadres vides… ou presque.

Car Ernest ne choisit pas ce qu’il encadre. Ce sont les souvenirs qui viennent à lui : une plume tachée d’encre, une photo pliée, un petit caillou en forme de cœur. Il leur offre un cadre, et parfois une seconde vie.

Il travaille toujours dans le plus grand calme, avec son éternel foulard noué autour du cou.

Un jour, Jeannette entre dans la boutique. Elle tend à Ernest une photo aux coins usés : sur le papier jauni, une jeune femme sourit, sa robe bleue flottant dans la lumière, des brins de lavande dépassant de son panier.
« C’était le jour de la fête du village, il y a… bien longtemps », dit-elle doucement.
Ernest acquiesce sans un mot, et prend la photo comme on recueille un secret.

Pendant des heures, il cherche dans ses planches de bois, ses verres aux bords imparfaits. Il ne parle pas. Il regarde la robe, la lumière,…

Le lendemain, Jeannette revient. Sur le comptoir, posé avec soin, le cadre : un bois blond, aux arrêtes douces comme une caresse.

Jeannette ne dit rien. Elle pose une main sur le verre et sourit, exactement comme sur la photo.

On vient de loin pour confier à Ernest les trésors qu’on croit trop petits pour être gardés. Et chaque fois, il leur sculpte un écrin parfait.

Ernest l’encadreur n’a pas fini son œuvre. Tant qu’il restera des souvenirs à protéger, sa boutique continuera d’exister.

Encadreur + texte 2’30 + Jeannette à Aubagne

?? Frescobaldi : Si l’aura spira (Jeannette, souvenir d’Aubagne) 3′

https://lysarian.weebly.com/baroque/revue-se-laura-spira

? ou Monterverdi : Si dolce il tormento 3′

Oscar

Satie : Petit prélude à la journée + texte de Satie

 https://www.youtube.com/watch?v=Co_DExULwIM&list=RDCo_DExULwIM&start_radio=1

La mercière

Le petit royaume de Florine

Il existe, dans une rue qu’on ne remarque pas toujours, une minuscule boutique où le temps semble s’être arrêté. C’est là que travaille Florine la mercière.
Un métier rare et précieux, tissé de patience et de savoir-faire.

Derrière la vitrine : des bobines de fil empilées comme des tours, des tissus pliés comme des secrets, et tant de surprises à découvrir.
Florine connaît ses bobines par coeur et les appelle toutes par leur petit nom : Gertrude la dorée, Marcel le fil costaud, et Simone, qui fait toujours des nœuds.

Elle connaît chaque point de broderie comme d’autres récitent l’alphabet.

Elle adore aider les enfants à coudre leur premier doudou, ou montrer aux grands comment raccommoder une chaussette trouée sans qu’elle ne fasse la tête.

Les clients viennent la voir pour des conseils et Florine leurs pose des questions qu’on n’entend nulle part ailleurs :
– Vous voulez un fil discret ou bavard ?
– Plutôt bouton timide ou bouton exubérant ?

Elle trouve toujours ce qu’il faut, même pour les projets les plus fous : une robe pour une pièce de théâtre, une nappe à carreaux qui doit raconter une histoire, ou une broderie à offrir à quelqu’un qu’on aime.

Sur son comptoir : un vieux mètre ruban qui a perdu ses chiffres mais garde la mémoire, une paire de ciseaux qui ne coupe que quand elle est de bonne humeur.

Quand elle ferme boutique elle note parfois, dans un petit carnet : « Aujourd’hui, j’ai recousu une manche, et un sourire aussi. »

Le maroquinier

Dans le vieux quartier, tout le monde connaît Louis. On dit même qu’il est là depuis toujours. Personne ne sait vraiment quand il a ouvert son atelier : certains assurent qu’il était déjà là avant que la grande horloge de la place ne sonne sa première heure.

Louis travaille le cuir comme d’autres racontent des histoires. Ses sacs ont des coutures si fines qu’on croirait qu’elles ont été cousues par des fourmis savantes. Ses ceintures sont droites comme des routes de campagne au lever du soleil. Quant à ses portefeuilles, ils sont si bien pensés qu’ils savent retrouver d’eux-mêmes les pièces perdues. Enfin… presque.

On raconte qu’un soir d’orage, un voyageur égaré est venu frapper à sa porte. Son sac, trempé et déchiré, menaçait de rendre l’âme. Louis l’a accueilli, lui a servi un thé à la cannelle, et s’est mis à l’ouvrage. Au petit matin, le sac était comme neuf. Le voyageur, émerveillé, a laissé en remerciement une pièce dorée gravée d’une étoile, que Louis garde encore sur son établi.

On dit aussi que ses créations portent un peu de magie : elles accompagnent toujours leurs propriétaires au bon moment, comme si elles savaient exactement où les mener.

Aujourd’hui encore, si vous passez devant son atelier, vous verrez peut-être la lumière dorée de sa lampe et, si vous tendez l’oreille, le toc toc toc régulier de son marteau. Car tant qu’il y aura des voyages à faire, Louis fabriquera des compagnons de route.

La bibliothécaire
 


 ? Caccini : Amarilli mia bella
 https://www.youtube.com/watch?v=g21hYxQvgMs&list=RDg21hYxQvgMs&start_radio=1

https://ks15.imslp.org/files/imglnks/usimg/6/6f/IMSLP197198-WIMA.e941-Amarilli-mia-bella-G.pdf

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